Classement des troubles mentaux : DSM 5

Pour classer les troubles mentaux, on se réfère à la classification de l’Association psychiatrique américaine, publiée sous le nom: D.S.M  : c’est actuellement la 5ème version du Diagnostic and Statistical Manuel of mental disorders, désigné par DSM 5. L’organisation des chapitres différente de celle du DSM-4, a été conçue pour être compatible, autant que possible, avec la future la CIM-11 (Classification internationale des maladies) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui entrera en vigueur en  2022. Les médecins de santé au travail doivent connaître cette nouvelle classification puisque la terminologie de certains  troubles mentaux a été modifiée.

Les chiffres romains ont été abandonnés pour préciser la version. On désigne cette nouvelle classification par DSM 5.
Le sytème des axes du DSM IV a été abandonné dans le DSM 5.

Classification du DSM 5

Troubles neurodéveloppementaux

Cette catégorie recouvre le trouble de la communication sociale : difficultés persistantes dans l’utilisation sociale de la communication verbale et non verbale.
Les déficits entraînent des limitations fonctionnelles de la communication efficace, de la participation sociale, des relations sociales, de la réussite scolaire ou la performance au travail, individuellement ou en combinaison.

Dans le DSM 5, les termes autisme et syndrome d’Asperger disparaissent. Les troubles qu’ils désignent sont désormais regroupés sous une seule appellation de trouble du spectre autistique.
Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) fait également partie des troubles neurodéveloppementaux.

Troubles du spectre de la schizophrénie et autres troubles psychotiques

Critères de la schizophrénie : 2 ou plus des symptômes suivants ont été présents une partie significative du temps pendant une période d’un mois :

• des idées délirantes ;
• des hallucinations ;
• un discours désorganisé  incohérence) ;
• un comportement excessivement désorganisé ou catatonique ;
• des symptômes négatifs (expression émotionnelle diminuée).

Le niveau de fonctionnement dans un ou plusieurs domaines importants, tels que le travail, les relations interpersonnelles, ou les soins personnels, est nettement en dessous du niveau atteint avant le début de la perturbation.

Schizophrénies et troubles psychotiques connexes : oublis du DSM 5

Troubles bipolaires et connexes

Le trouble bipolaire est une pathologie chronique débutant chez l’adulte jeune et dont le handicap est très important. Il s’agit d’un trouble récurrent de l’humeur alternant des phases d’expansion de l’humeur avec une augmentation de l’énergie et des activités (manie ou hypomanie), et des baisses de l’humeur (dépression), avec des intervalles libres plus ou moins longs.
Le trouble bipolaire est l’une des pathologies psychiatriques les plus sévères, qui conduit le plus fréquemment aux tentatives de suicide.
Les troubles bipolaires peuvent être accompagnés ou non par des symptômes psychotiques.

Les épisodes des troubles bipolaires peuvent être :

• hypomaniaques ;
• maniaques sans symptômes psychotiques ;
• maniaques avec des symptômes psychotiques ;
• dépressifs légers ou modérés ;
• dépressifs sévères sans symptômes psychotiques ;
• dépressifs sévères avec des symptômes psychotiques ;
• mixtes sans symptômes psychotiques ;
• mixtes avec des symptômes psychotiques.

Dans le DSM 5, on distingue 2 types de trouble bipolaire :

  • trouble bipolaire de type 1 caractérisé par au moins un épisode de manie,
  • trouble bipolaire de type 2 caractérisé par au moins un épisode de dépression et au moins un épisode d’hypomanie.

Par le passé on parlait de maladie maniaco dépressive au lieu e trouble bipolaire.
Troubles bipolaires : repérage et diagnostic en premier recours sur le site de la HAS, Haute Autorité de santé.
Fiche mémo patient : Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, HAS
Patient avec un trouble bipolaire : repérage et prise en charge initiale en premier recours, HAS

Episode de manie

Pendant au moins 1 semaine, humeur anormalement élevée, expansive ou irritable, augmentation anormale de l’activité ou de l’énergie dirigée vers un but, de façon persistante.

Pendant cette période au moins 3 des symptômes suivants sont présents :

  • estime de soi exagérée ou idées de grandeur.
  • besoin de sommeil diminué
  • plus grande facilité à parler
  • fuite des idées .
  • distractibilité, attention facilement attirée par des stimuli extérieurs sans importance
  • augmentation de l’activité orientée vers un but (sociale, professionnelle, scolaire ou sexuelle) ou agitation psychomotrice (activité sans but).
  • engagement excessif dans des activités à potentiel élevé de conséquences dommageables ( achats inconsidérés,  conduites sexuelles inconséquentes , etc)

Il en résulte une altération marquée du fonctionnement social ou professionnel.

Hypomanie

On retrouve les symptômes précédents mais la sévérité de l’épisode n’est pas suffisante pour entraîner une altération marquée du fonctionnement professionnel ou social, ou pour nécessiter une hospitalisation.
Si des caractéristiques psychotiques sont présentes, l’épisode est, par définition, maniaque (et non hypomaniaque).
Les épisodes d’hypomanie sont fréquents dans le trouble bipolaire de type 1, mais ne sont pas nécessaires pour le diagnostic.

Dépression

Les épisodes dépressifs caractérisés sont fréquents dans le trouble bipolaire de type I, mais ne sont pas nécessaires pour le diagnostic.
On parle maintenant d’épisode dépressif caractérisé, on parlait par le passé d’épisode dépressif majeur.
Définition dans le DSM 5 de l’EDC, épisode dépressif caractérisé,  sur le site de la Haute Autorité de santé :

Au moins 5 des symptômes suivants doivent être présents pendant une même période d’une durée de 2 semaines et avoir représenté un changement par rapport au fonctionnement antérieur ;
au moins 1 des symptômes est soit (1) une humeur dépressive, soit (2) une perte d’intérêt ou de plaisir.
Ne pas inclure les symptômes manifestement attribuables à une autre affection médicale.

1 –Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet
(ex. : se sent vide ou triste ou désespéré) ou observée par les autres (ex. : pleure ou est au bord des larmes).
Éventuellement irritabilité chez l’enfant ou l’adolescent.

2 -Diminution marquée du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours
(signalée par le sujet ou observée par les autres).

3 -Perte ou gain de poids significatif en absence de régime
(ex. : modification du poids corporel en 1 mois excédant 5 %) ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours.
Chez l’enfant, prendre en compte l’absence de l’augmentation de poids attendue.

4 – Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.

5 – Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours
(constatés par les autres, non limités à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).

6 – Fatigue ou perte d’énergie presque tous les jours.

7 – Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante)
presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d’être malade).

8 – Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours
(signalée par le sujet ou observée par les autres).

 

Troubles dépressifs

Selon le DSM 5, au moins 5 des symptômes suivants doivent être présents pendant une même période d’une durée de 2 semaines et avoir représenté un changement par rapport au fonctionnement antérieur ;
au moins 1 des symptômes est soit (1) une humeur dépressive, soit (2) une perte d’intérêt ou de plaisir.
Ne pas inclure les symptômes manifestement attribuables à une autre affection médicale.

1 –Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet
(ex. : se sent vide ou triste ou désespéré) ou observée par les autres (ex. : pleure ou est au bord des larmes).
Éventuellement irritabilité chez l’enfant ou l’adolescent.

2 -Diminution marquée du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours
(signalée par le sujet ou observée par les autres).

3 -Perte ou gain de poids significatif en absence de régime
(ex. : modification du poids corporel en 1 mois excédant 5 %) ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours.
Chez l’enfant, prendre en compte l’absence de l’augmentation de poids attendue.

4 – Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.

5 – Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours
(constatés par les autres, non limités à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).

6 – Fatigue ou perte d’énergie presque tous les jours.

7 – Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante)
presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d’être malade).

8 – Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours
(signalée par le sujet ou observée par les autres).

 

Le DSM-5 reconnaît différentes formes cliniques de la dépression :

  • mélancolique,
  • psychotique,
  • mixte,
  • atypique,
  • catatonique,
  • avec détresse anxieuse,
  • du péri-partum
  • saisonnière,
  • de même que différentes formes évolutives : isolée, récurrente, persistante ou pré-menstruelle.

Le DSM 5  précise également les éléments suivants :

  • B : Les symptômes induisent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.
  • C : Les symptômes ne sont pas dus aux effets d’une substance ou d’une affection médicale générale.
  • D : L’épisode ne répond pas aux critères du trouble schizo-affectif et ne se superpose pas à une schizophrénie, à un trouble schizophréniforme, à un trouble délirant ou à un autre trouble psychotique.
  • E : Il n’y a jamais eu d’épisode maniaque ou hypomaniaque.

Les HUG proposent en page 3 de ce document un parallèle entre la classification du  DSM 5 et la CIM 10 pour la dépression.

Troubles anxieux

L’anxiété est une émotion courante qui peut être vécue par tous dans certains contextes qui suscitent du stress. Il est normal de ressentir de l’anxiété à un
moment ou à un autre; en général, ce sentiment se dissipe assez rapidement.
Les troubles anxieux constituent un ensemble de troubles psychologiques dont les symptômes sont  une anxiété excessive, un sentiment de peur, des inquiétudes et des comportements d’évitement.

Les personnes ayant un trouble anxieux manifestent des symptômes cognitifs, physiques et comportementaux d’angoisse qui sont intenses, fréquents, persistants et graves, et pour qui l’angoisse provoque une détresse qui nuit à leurs capacités sur différents plans (vie sociale, affective,)

Les principaux troubles anxieux selon le DSM-V sont :

  • la phobie spécifique;
  • le trouble d’anxiété généralisée, TAG.
  • le trouble panique avec ou sans agoraphobie;
  • le trouble d’anxiété sociale (phobie sociale)

Bonne synthèse des troubles anxieux sur ce site canadien.

Troubles obsessionnel-compulsif et connexes

Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) a été retiré du chapitre des troubles anxieux pour constituer une nouvelle catégorie spécifique, celle des troubles obsessionnel-compulsif et connexes afin de mettre en évidence les caractéristiques communes de ces troubles les distinguant des autres troubles anxieux.

Les nouveaux troubles sont:

  • le trouble d’accumulation compulsive (“hoarding disorder”)
  • le trouble d’excoriation compulsive (dermatillomanie) consiste en un grattage de la peau compulsif.
  • le trouble dysmorphie corporelle  (dysmorphophobie) figure dans cette catégorie dans le DSM 5 :
    ce trouble appartenait dans le DSM-IV à la catégorie des troubles somatoformes,
    il a été ajouté un critère diagnostique qui décrit des comportements répétitifs ou des actes mentaux en réponse à des préoccupations concernant des défauts perçus de l’apparence (ce nouveau critère reflète la nature obsessionnelle-compulsive du trouble).

Trouble obsessionnel compulsif 

Troubles liés au traumatisme et au stress

Cette catégorie comporte les items suivants :

  • le trouble réactionnel de l’attachement,
  • le trouble d’engagement social désinhibé,
  • l’état de stress post-traumatique,
  • l’état de stress aigu,
  • le trouble de l’adaptation.

Troubles dissociatifs

Les 5 syndromes  retenus dans cette catégorie du DSM 5 sont :

  • trouble dissociatif de l’identité,
  • amnésie dissociative avec ou sans fugue dissociative,
  • trouble de dépersonnalisation/déréalisation,
  • autre trouble dissociatif spécifié
  • autre trouble dissociatif non spécifié.

Troubles dissociatifs : quoi de neuf dans le DSM 5 ?

Troubles à symptomatologie somatique et apparentés

Cette catégorie de troubles de symptôme somatique remplace les troubles somatoformes.

On trouve dans cette catégorie :

  • crainte excessive d’avoir une maladie,
  • trouble de conversion,
  • facteurs psychologiques influençant d’autres affections médicales,
  • trouble factice,
  • fibromyalgie,
  • fatigue chronique.

Troubles des conduites alimentaires et de l’ingestion d’aliments

Il existe trois grands types de troubles du comportement alimentaire (TCA) :

  • l’anorexie mentale (poids bas ou en baisse) ;
  • la boulimie (poids dans la norme ou parfois élevé) ;
  • l’hyperphagie boulimique (poids élevé ou en hausse).

Le DSM 5 reconnaît désormais l’hyperphagie boulimique (binge eating disorder ) également comme trouble alimentaire.

L’hyperphagie boulimique se caractérise par des épisodes récurrents de crises de boulimie, mais sans le recours aux comportements compensatoires inappropriés caractéristiques de la boulimie. C’est pourquoi les personnes souffrant d’hyperphagie boulimique sont généralement en surpoids ou en situation d’obésité. Ce trouble est responsable d’une souffrance importante.

Voici les critères diagnostiques de ce trouble (traduction libre de Psychomédia) :

Épisodes récurrents de crises de boulimie (« binge eating »). Un épisode est caractérisé par les deux éléments suivants :

  • absorption, en une période de temps limitée (par exemple, en 2 heures), d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens mangeraient dans une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances ;
  • sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant l’épisode (par exemple, sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce que l’on mange ou en quelle quantité).

Sur le site de la Haute Autorité de Santé, Boulimie et hyperphagie boulimique : Repérage et éléments généraux de prise en charge ( 2019)

HAS : urgences et troubles du comportement alimentaire

Troubles du contrôle sphinctérien

Enurésie, encoprésie.

Troubles de l’alternance veille-sommeil

Le DSM 5 décrit 10 catégories de troubles du sommeil et de l’éveil

  • L’insomnie
  • Le trouble d’hypersomnolence
  • La narcolepsie
  • Les troubles du sommeil liés à la respiration
    • l’apnée hypopnée obstructive du sommeil,
    • l’apnée centrale du sommeil,
    • l’hypoventilation liée au sommeil.Les troubles du rythme circadien de sommeil-éveil
  • Les troubles du rythme circadien de sommeil-éveil
  • Les troubles d’éveil pendant le sommeil non paradoxal
  • Le trouble cauchemar
  • Le trouble de comportement durant le sommeil paradoxal
  • Le syndrome des jambes sans repos
  • Le trouble du sommeil induit par une substance ou un médicament ( alcool, cannabis, caféine, opioïdes, amphétamines,  médicaments sédatifs, hypnotiques et anxiolytiques, tabac  peuvent induire des troubles du sommeil.)

Dysfonctions sexuelles

Le DSM 5 identifie chez l’homme les dysfonctions suivantes :

  • Ejaculation retardée
  • Trouble de l’érection
  • Diminution du désir sexuel
  • Ejaculation prématurée

Le DSM 5 identifie chez la femme les dysfonctions suivantes :

  • Trouble de l‘orgasme
  • Trouble de l’intérêt pour l’activité sexuelle ou de l’excitation sexuelle
  • Trouble lié à des douleurs génito pelviennes ou à la pénétration

Dysfonctions sexuelles induites par un médicament.

Les dysfonctions sexuelles.

Dysphorie liée au genre

Dans le DSM 5, le trouble de l’identité de genre est transformé en dysphorie de genre.
Selon les spécialistes, la volonté des auteurs du DSM5 paraît s’inscrire dans une volonté de déstigmatiser le plus possible ces personnes qui souffrent d’une non congruence de leur sexe de naissance avec leur identité (sociale) de genre et par là, de participer au mouvement de « dépathologisation » d’une condition qui, il est utile de le préciser, n’a jamais occupé une place clairement définie au sein de la nosographie des troubles mentaux au gré des classifications internationales.

Troubles disruptifs, du contrôle des impulsions et des conduites

Les troubles suivants figurent dans cette catégorie :

  • trouble oppositionnel avec provocation,
  • trouble explosif intermittent ,
  • trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent ,
  • trouble de la personnalité antisociale,
  • tyromanie,
  • kleptomanie.

Troubles liés à une substance et troubles addictifs

Cette nouvelle rubrique remplace la rubrique abus et dépendance du DSM IV

Pour 10 substances, sont décrits les critères du trouble d’utilisation et ceux de troubles induits par la substance : intoxication, sevrage et autres troubles spécifiques.

  • Alcool, pharmacologie, intoxication, surdosage
  • Sevrage d’alcool
  • Trouble de l’usage d’alcool (alcoolisme) léger, moyen , grave
  • Caféine, pharmacologie, intoxication , surdosage, sevrage
  • Troubles de l’usage de la caféine
  • Cannabis, pharmacologie, intoxication , sevrage
  • Troubles de l’usage de cannabis (cannabisme), léger , moyen , grave
  • Hallucinogènes, pharmacologie, intoxication , sevrage
  • Troubles de l’usage d’hallucinogènes léger , moyen , grave
  • Substances inhalées, pharmacologie, intoxication , sevrage
  • Troubles de l’usage de substances inhalées léger , moyen , grave
  • Opiacés, pharmacologie, intoxication , sevrage
  • Troubles de l’usage d’opiacés léger , moyen , grave
  • Troubles de l’usage de sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques léger , moyen , grave , intoxication, sevrage ,
  • Cocaïne, pharmacologie, intoxication, sevrage
  • Trouble de l’usage de cocaïne (cocaïnomanie) léger , moyen , grave
  • Nicotine, pharmacologie, intoxication , sevrage
  • Trouble de l’usage du tabac (tabagisme) léger , moyen , grave
  • Ecstasy, pharmacologie, intoxication , sevrage
  • Trouble de l’usage d’ecstasy
  • Troubles liés à une substance autre (ou inconnue) léger ,  moyen, grave, intoxication , sevrage
  • Troubles non liés à des substances (addictions comportementales)
  • Jeu d’argent pathologique

Le trouble du jeu d’argent et de hasard est le seul trouble d’addiction non lié à une substance qui figure dans le manuel.

Troubles neurocognitifs

Le DSM 5 liste des troubles neurocognitifs :

  • vieillissement psychique,
  • déficit cognitif non démentiel,
  • trouble neurocognitif majeur (démence),
  • état confusionnel,
  • trouble neurocognitif majeur ou léger dû à la maladie d’Alzheimer,
  • trouble neurocognitif fronto-temporal majeur ou léger,
  • trouble neurocognitif majeur ou léger avec corps de Lewy,
  • trouble neurocognitif vasculaire majeur ou léger,
  • trouble neurocognitif majeur ou léger dû à une lésion cérébrale traumatique,
  • trouble neurocognitif majeur ou léger dû à une infection par le VIH,
  • trouble neurocognitif majeur ou léger dû à une maladie à prions,
  • trouble neurocognitif majeur ou léger dû à la maladie de Parkinson,
  • trouble neurocognitif majeur ou léger dû à la maladie de Huntington.

Troubles de la personnalité

Le DSM 5 liste les troubles de la personnalité suivants :

  • trouble de la personnalité paranoïde (Groupe A),
  • trouble de la personnalité schizoïde (Groupe A),
  • trouble de la personnalité borderline (Groupe B),
  • trouble de la personnalité histrionique (Groupe B),
  • trouble de la personnalité narcissique (Groupe B),
  • trouble de la personnalité évitante (Groupe C),
  • trouble de la personnalité dépendante (Groupe C),
  • trouble de la personnalité obsessionnelle-compulsive (Groupe C).

Troubles paraphiliques

Le DSM 5 identifie dans cette catégorie les troubles suivants :

  • trouble voyeurisme,
  • trouble exhibitionnisme,
  • trouble frotteurisme,
  • trouble masochisme sexuel,
  • trouble sadisme sexuel,
  • trouble pédophilie,
  • trouble fétichisme ,
  • trouble transvestisme.

Autres troubles mentaux

Troubles des mouvements induits par les médicaments et autres effets indésirables des médicaments

Syndrome de discontinuation des antidépresseurs

Quelques changements du DSM IV au DSM5

Selon les spécialistes de la psychiatrie :
Plusieurs changements ont été faits dans le DSM-5. Parmi les changements importants, il y a la décision d’inclure des listes de mécanismes et d’origines des troubles, avec des données de biologie, de neuroimagerie, de génétique.
Des changements sans grande importance portent sur le vocabulaire ; les termes de démence et trouble de l’humeur ont disparu

Page 53 de ce document : principaux changements intervenus entre le DSM IV et le DSM 5

DSM IV : version du DSM qui a précédé la 5ème version, DSM 5

 

Le DSM 4 classait les troubles mentaux en distinguant:

  • des grands groupes de syndromes définis à partir de critères diagnostic,
  • mais également selon une classification multi-axiale qui individualisait 5 axes :
    • un axe pour les maladies, la pathologie psychiatrique,
    • un axe pour les troubles de la personnalité et de son développement,
    • un axe pour les troubles somatiques associés, les affections médicales générales,
    • un axe pour les troubles psycho-sociaux et environnementaux,
    • un axe pour l’adaptation psycho-sociale.

 

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