Indications d’un Traitement Post Exposition, après accident d’exposition au sang

Un traitement post-exposition, TPE, doit être instauré dans le décours d’un accident d’exposition au sang, dans certaines circonstances, qui ont été actualisées récemment dans le rapport rédigé en 2010 par le Professeur Patrick Yeni.

Si le patient source est infecté par le VIH ( virus du SIDA)
Si le patient source est de sérologie inconnue, pour le VIH

Les indications du traitement post exposition figurent dans la Circulaire VIH du 13_mars_2008 relative aux recommandations de prise en charge des personnes exposées à un risque de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).
Des modifications ont été apportées par le rapport YENI paru en 2010.
Le rapport Morlat de 2013 liste de manière synthétique les indications de traitement post exposition après accident d’exposition au sang.

Il doit être confié à un médecin référent pour le VIH ( virus du SIDA), éventuellement à un médecin urgentiste, dans un premier temps, en l’absence de médecin référent.

La prophylaxie doit être disponible dans chaque service d’urgence, en quantité suffisante pour 72 Heures

Ce traitement doit être débuté au mieux dans les 4 heures qui suivent l’Accident d’Exposition au Sang, au plus tard jusqu’à 48 Heures

La personne exposée doit être avertie que la prophylaxie antirétrovirale, même administrée dans les suites immédiates d’une exposition est susceptible de réduire le risque de séroconversion, sans toutefois totalement le supprimer.

 

Si le patient source est infecté par le VIH ( virus du SIDA)

Extrait du rapport YENI :
« pour le personnel de santé, il convient de déterminer le niveau de risque en notant la profondeur de la blessure et le type de matériel en cause. Le risque est important en cas d’accident avec une aiguille de prélèvement veineux ou artériel contenant du sang. Le risque est intermédiaire s’il implique une aiguille préalablement utilisée pour une injection sous-cutanée ou intramusculaire, ou une aiguille pleine ( par exemple une aiguille à suture). Il est encore plus faible en cas de projectoin cutanéo-muqueuse. Le risque est minimisé en cas de piqure au travers de gants ».

Ce rapport propose un tableau à la page 357 qui résume les indications pour un traitement post-exposition.

Faire une prophylaxie dans les cas suivants

  • En cas d’exposition importante,
    c’est à dire s’il y a eu une piqûre profonde, avec une aiguille creuse ou un dispositif intravasculaire (artériel ou veineux).
  • En cas d’exposition intermédiaire,
    c’est à dire s’il y a eu une coupure avec un bistouri, une piqûre avec une aiguille IM ( intra-musculaire) ou SC ( sous-cutanée), une piqûre avec une aiguille pleine, une exposition cutanéo muqueuse avec un temps de contact supérieur à 15 minutes.

Pour une exposition minime,
c’est à dire en cas de crachat, morsure légère ou griffure, piqûres avec des seringues abandonnées et dans tous les autres cas, même si le patient source est infecté par le VIH, le traitement prophylactique n’est pas recommandé.

Si le patient source est de sérologie inconnue, pour le VIH

La prophylaxie n’est recommandée que pour les expositions importantes, c’est à dire s’il y a eu une piqûre profonde, avec une aiguille creuse ou un dispositif intravasculaire

Les personnes victimes d’un AES doivent bénéficier d’une contraception par préservatif durant 3 mois ( 4 mois en cas de traitement antirétroviral) et doivent s’exclure du don du sang durant 3 mois.

Ce traitement post exposition doit s’appliquer, en dehors des expositions professionnelles, dans tous les cas d’exposition au VIH , la possibilité de ce traitement d’urgence est actuellement très mal connue de la population générale.



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