“La souffrance du médecin”: thème de la journée organisée par l’Ordre des médecins à Lyon

AtouSante propose une synthèse des principaux éléments présentés par les intervenants. Cette journée a été organisée par le le Conseil régional de l’Ordre des médecins Rhône -Alpes

Rappel du Code de Déontologie
Epidémiologie de la souffrance du médecin
Le suicide des médecins
Associations d’aide aux soignants.
Association de prévention en alcoologie et addictologie
PAIMM en Catalogne
Association pour les soins aux soignants, APSS
Commission nationale d’entraide du CNOM, Conseil national de l’Ordre des médecins
La CARMF et le médecin malade
Organisme de prévoyance

 

Rappel du Code de Déontologie

Article 56 du Code de déontologie « les médecins se doivent assistance dans l’adversité »

Epidémiologie de la souffrance du médecin

Elle est inquiétante puisqu’en 2001, 40% des médecins n’allaient pas bien, aujourd’hui 12% des médecins en Région parisienne seraient près à dévisser leur plaque.
Le risque relatif de suicide est de 2,7 chez les médecins.

Les médecins ont appris à prendre sur eux, à ne pas demander d’aide.
Ils redoutent d’être jugés par les confrères s’ils avouent qu’ils souffrent.
Ils ne consultent pas et s’automédiquent. Les médecins ne sont pas formés pour traiter des confrères en difficultés. Un médecin malade est difficile à traiter puisqu’il a lui même accès aux traitements, aux examens complémentaires.

47% des médecins libéraux présentent les symptômes du burn-out

Souffrance et épuisement des médecins hospitaliers

Le Dr Madeleine Estryn-Behar, médecin du travail à l’AP-HP, Assistance Publique des Hopitaux de Paris, a beaucoup étudié ces questions.
Degré d’exposition à l’épuisement professionnel

Plusieurs échelles sont disponibles pour évaluer le degré d’épuisement professionnel

Un score supérieur ou égal à 3 témoigne d’un état de burn-out.

Enquêtes sur la souffrance des médecins hospitaliers

Les médecins hospitaliers ressentent beaucoup de pression de la part des directions.

L’insuffisance du travail d’équipe, le déséquilibre travail famille sont au coeur de l’épuisement professionnel.

De nombreuses enquêtes ont été réalisées en France et à l’étranger, par exemple l’enquête PRESST Promouvoir en Europe santé et satisfaction des soignants au travail.
Promouvoir la santé des soignants

De nombreuses informations se dégagent de ces enquêtes.

En 2008, on a constaté sur un échantillon représentatif que l’hygiène de vie des médecins était médiocre : plus de 50% ne pratiquent pas d’activité sportive,
plus du tiers ne réalisent pas de pause déjeuner correcte
et plus de 50 % ne consomment pas les 5 portions de fruits et légumes recommandées quotidiennement.

En 2009, 40% des médecins avaient un score élevé de burn-out selon l’échelle CBI
Certaines spécialités sont davantage représentées : les urgentistes, les gériatres. Par contre parmi les soignants qui travaillent en soins palliatifs, on observe beaucoup moins de burn-out, y compris chez les infirmières qui travaillent dans ces services. En effet la manière de travailler intervient, le travail en équipe constitue un soutien.

Le score de qualité du travail d’équipe a été étudié grâce à différentes variables.
Ainsi un médecin qui a une qualité élevée au niveau du travail d’équipe a moins l’intention d’abandonner son métier.

Les facteurs qui favorisent la souffrance des médecins hospitaliers
L’organisation du travail influence la souffrance des soignants : une étude a montré que les infirmières passaient seulement un quart de leur temps dans la chambre du patient et 50% au bureau pour effectuer des tâches administratives.

Le sentiment de ne pas avoir la possibilité de donner des soins de qualité, la crainte de commettre des erreurs, le manque de temps pour échanger avec l’équipe et les patients ( 50% des médecins estiment ne pas avoir assez de temps pour parler avec les patients), les incertitudes pour les traitements, le manque de latitude pour l’organisation de leur planning contribuent au mal être des soignants.

Plus la quantité de travail augmente plus le risque de burn-out augmente .

La violence des patients est d’autant plus grande qu’il y a peu de concertation au sein de l’équipe médicale et que l’information circule mal.
Dans 50% des cas, les locaux sont considérés comme non adaptés au travail, ils ne respectent pas les collectifs de travail, ne permettent pas les échanges au sein de l’équipe. Le couloir est parfois le seul lieu où le médecin peut échanger avec les autres membres de l’équipe soignante. Cette recherche d’information qui n’a pas pu être obtenue par la concertation altère les conditions de travail du médecin puisqu’elle va ensuite consommer du temps qui ne pourra pas être consacré aux soins.

Lorsque les temps de transmission au sein des équipes sont trop faibles, il y a une perte d’information et donc une augmentation du risque d’erreur.

Le manque de coordination fait donc perdre beaucoup de temps puisqu’il faut ensuite aller rechercher ces informations.

La saisie pour la traçabilité consomme également beaucoup de temps et c’est du temps qui ne peut pas être consacré aux soins.

Les interruptions du travail sont très nombreuses et sont également source d’erreurs.

Le harcèlement des supérieurs, les conflits travail-famille augmentent le risque de burn-out.

L’organisation est tributaire de l’espace. Les postures de travail sont souvent pénibles, il y a peu de possibilité de travailler assis.

Il faut redonner du temps au soin et à la discussion dans les équipes soignantes, réduire les interruptions de travail, parvenir à trouver un équilibre entre le temps réservé aux soins et le temps de saisie pour la traçabilité, disposer de salle de détente pour faire du débriefing. La conception des locaux est primordiale pour améliorer les conditions de travail, favoriser les échanges au sein des équipes.

Les architectures doivent rendre possible le travail multidisciplinaire. Alan Dilani

Le suicide des médecins

Le Pr Terrat est chargé par le Ministère de la santé du programme national de la prévention des suicides dans les prisons.

En France le suicide touche 10 000 personnes /an, 2% des français meurent par suicide.

Il y a 6 000 idées de suicides pour 100 000 personnes mais 16 suicides pour 100 000 personnes.
Il y a donc un écart entre l’idée de suicide et le suicide.
Il faut donc évaluer le RUD : Risque Urgence Suicidaire

Causes du suicide

Elles sont multiples, on en identifie environ 70.
On observe une diminution réelle et progressive du nombre de suicides.
Entre 1980 et 2002, tout comme de nombreux autres pays, la France a diminué le nombre de décès par suicide de 22%, surtout chez les jeunes avant 25 ans et chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

On n’observe pas de baisse durant la période d’activité professionnelle.
Avoir un métier, être médecin n’est pas un très fort facteur de risque de suicide.

Le travail demeure un facteur de protection important pour le suicide. Il faut savoir rechercher quelles sont les composantes protectrices du travail.

Objectifs pour prévenir le suicide

  • Promouvoir la santé mentale, le bien-être
  • Améliorer les soins aux personnes souffrant de troubles mentaux
  • Aider ceux qui ont fait une tentative de suicide, ne jamais négliger une TS
  • Réduire l’accès aux moyens de suicide
  • Postvention : soutenir les personnes de l’entourage d’une personne qui s’est suicidée.

Facteurs de risque du suicide

  • Etre un homme : on observe 3 fois plus de suicides chez les hommes que chez les femmes.
  • Une enfance abusée.
  • Des troubles psychologiques : une dépression non traitée.
  • Les évènements de la vie/ séparation, problèmes financiers.
  • Des antécédents personnels de tentative de suicide ou familiaux de suicides.
  • Facteurs de risque de suicide liés aux troubles mentaux (https://www.atousante.com)
  • les abus et dépendance, à la drogue ou à l’alcool, la dépression, les troubles bipolaires, la présence de qualités qui peuvent devenir des facteurs de risques : idéaliste, perfectionniste, exigeant.

Selon le Pr Terrat : « le métier n’est pas un facteur de risque de suicide, il est donc inutile de chercher à mettre en évidence une sursuicidité d’un métier. »

Le suicide n’est pas une maladie, c’est un risque.

Facteurs protecteurs du suicide

  • la présence d’enfants en bas-âge (surtout chez les femmes) ;
  • la capacité de se confier, de faire face ;
  • la capacité de réflexion, de prendre du recul ;
  • la présence d’un entourage qui soutient ;
  • la capacité de demander de l’aide.

Lors de la crise suicidaire la personne ne veut pas mourir mais cesser de souffrir. Le suicide n’est qu’une façon de mettre un terme aux souffrances. Mieux traiter la dépression est très puissant pour faire diminuer le nombre de suicides.

II faut savoir reconnaître une maladie psychiatrique à l’origine du stress.

Le suicide est-il la conséquence de conditions de travail défavorables ?

Associations d’aide aux soignants

AAPML, Association d’aide professionnelle aux médecins libéraux.

C’est une cellule d’écoute qui couvrira à terme toute la France.
Le cabinet Psya est partenaire technique dans ce dispositif.

Le numéro de téléphone est disponible 24H/24 0826 004 580

Lors d’un appel, un psychologue réalise une écoute active, ne pose pas de question à l’appelant qui garde l’anonymat et peut raccrocher quand il le souhaite.

AAPML a mis en place cette structure en 2005, à ce jour, 600 appels ont été reçus, soit en moyenne 10 appels par mois.

Les médecins appellent le plus souvent dans la journée, « entre 2 rendez-vous » la durée de l’appel est en moyenne de 20 minutes, 54% des appelants sont fdes emmes, et plus de la moitié des médecins qui appellent sont des médecins généralistes.

Ce dispositif, facile d’accès doit bien sûr s’articuler avec d’autres dispositifs.

Réseau ASRA : Aide aux soignants de Rhône-Alpes

Ce dispositif a  débuté le 2 mai 2012 et a pour objectif de répondre dans les meilleurs délais aux confrères en difficultés :  un réseau de confrères de soutien assure une astreinte téléphonique 24h/24 et 7j/7, avec en appui un réseau de personnes ressources : psychiatres, addictologues, avocats,  conseillers juridiques et fiscaux.

Réseau ASRA : téléphone 0 805 62 01 33

Association de prévention en alcoologie et addictologie

Le Dr Pierre Carayon s’occupe de cette association qui a pour objectif de prendre en charge les professionnels de santé qui souffrent d’addiction.

Cette structure est spécifique pour les médecins, puisque le médecin a du mal à se livrer en groupe face à des non médecins, il est souvent sollicité comme médecin par les non médecins. Cette structure permet de respecter la confidentialité.

L’addiction qui touche 5 à 10% des médecins est la conséquence d’un mal être.

La morbidité liée aux drogues et à l’alcool est plus grave chez les médecins que dans la population générale car le diagnostic est souvent tardif, le médecin croit pouvoir se contrôler s’en sortir seul,il a du ma à se confier à un confrère.

Contrairement à la pratique habituelle, il n’est pas opportun de prévoir des soins ambulatoires en première intention.

Cette association propose d’emblée une cure de sevrage d’une semaine, puis une cure de consolidation de 6 semaines.

Tous ces programmes sont orientés vers la reprise du travail dans 80% des cas.
Pour les 20% restants, il faut prévoir une réinsertion, un bilan de compétence, un accompagnement personnalisé pour envisager une reconversion professionnelle.

Il faut aboutir à un contrat thérapeutique entre le médecin traitant, l’addictologue et le médecin tuteur relais.

PAIMM en Catalogne

Antoni Arteman est gérant de la Fondacio Galatea
Il a présenté le le PAIMM en Catalogne.

Le PAIMM est un programme intégral de soins créé en 1998 conjointement par l’Ordre des médecins de Barcelone et la Generalitat ( Gouvernement de la Catalogne).
1 497 médecins malades ont été traités entre 1998 et fin 2009 grâce au PAIMM.

Ce programme s’adresse à des médecins malades qui sont en exercice.
Il est cofinancé à 80% par le département santé de la Generalitat et à 20% par l’Ordre des médecins de Catalogne.

Un médecin malade c’est un médecin dont l’exercice professionnel peut être négativement affecté par des problèmes mentaux et/ou de dépendance à l’alcool ou à d’autres substances y compris les psychomédicaments.

Dans le Code de déontologie Catalan figure une obligation de soins pour les médecins.

Conditions d’accès au programme

  • Avoir un diplôme de médecin
  • Etre inscrit à l’Ordre
  • Etre en activité
  • Souffrir d’une maladie mentale et /ou avoir un trouble lié à la dépendance à l’alcool et/ou à d’autres substances y compris les médicaments psychoactifs.

Caractéristiques du programme

  • Confidentialité : le médecin change de nom à l’entrée dans le programme.
  • Le médecin est pris en charge dans des services de soins spécifiques pour les professionnels de santé, hautement spécialisés.
  • Les soins sont gratuits pour les médecins inscrits en Catalogne.
  • Philosophie de ces programmes : ils ne sont pas punitifs, l’accès est volontaire, leur but est préventif et tend à promouvoir la réhabilitation du médecin.
  • Le PAIMM est fondé sur l’engagement réciproque, par la signature d’un contrat thérapeutique de divers degrés. Le travail est effectué en étroite collaboration avec d’autres psychiatres des services publics et privés.

Contrat thérapeutique

Un contrat thérapeutique est nécessaire dès qu’il existe un risque de mauvaise pratique de la part du médecin, quand le médecin est manifestement malade et nie ou minimise son problème.

Le contrat thérapeutique est le reflet documentaire d’un engagement assumé par les signataires.

Il existe plusieurs modèles de contrat thérapeutique :

  • soit entre le thérapeute et le médecin malade,
  • soit entre le thérapeute, le médecin malade et l’Ordre médical.
    • Dans ce cas, le contrat peut être avec ou sans tuteur.
    • Le tuteur est le plus souvent un confrère.

La durée du contrat thérapeutique varie de 6 mois à 1 an.

Association pour les soins aux soignants, APSS

Créée debut 2009, cette association se donne pour mission de constituer une base de données sur les pathologies spécifiques des soignants, tenter de mieux les prévenir et les traiter, constituer des structures d’accueil spécifiques pour les soignants et former des médecins à la prise en charge des soignants.

Les membres fondateurs sont l’Ordre des médecins, la CARMF, la Fédération de l’hospitalisation privée, la Fédération hospitalière de France et le Groupe Pasteur Mutualité.

L’association pour les soins aux soignants

Commission nationale d’entraide du CNOM, Conseil national de l’Ordre des médecins

Cette commission présidée par le Dr Léon, complète les commissions départementales d’entraide.

L’entraide est un impératif déontologique.

La commission nationale d’entraide se réunit 1 fois toutes les 6 semaines.

Lorsqu’une demande d’aide est transmise directement à la commission nationale d’entraide, elle est le plus souvent renvoyée à la commission départementale d’entraide puisque l’intervention du service d’entraide nationale complète l’entraide départementale.

L’aide n’est pas un droit absolu, la demander ne suffit pas pour l’obtenir.

Il existe un conseiller référent dans chaque commission départementale d’entraide, qui prend un contact personnel avec le médecin demandeur, se rend à son domicile, afin de mieux accompagner le confrère en difficultés.
La commission d’entraide au niveau national reçoit chaque année environ 150 dossiers de confrères en difficultés.
Le volume des dossiers présentés a augmenté de 23% et les prestations ont augmenté de 40%.
Le montant moyen de l’aide par médecin est d’environ 2900 €.
Cette commission attribue également des bourses d’études aux orphelins.

La CARMF et le médecin malade

La CARMF est la Caisse autonome de retraite des médecins de France

Il y a 3 caisses d’assurance maladie en France :

  • La CNAMTS, Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés :
    les médecins qui exercent en secteur 1 dépendent de cette caisse.
  • Le RSI, caisse d’assurance maladie pour les commerçants, artisans et libéraux, dont dépendent les médecins qui exercent en secteur 2.
  • Le RSI nouveau, qui résulte de la fusion de CANAM ( Caisse nationale d’assurance maladie des non salariés), CANCAVA ( Caisse nationale de compensation d’assurance vieillesse des artisans) et ORGANIC ( organisme pour les travailleurs indépendants du commerce).

La CARMF constate une légère augmentation des journées indemnisées en raison du vieillissement des médecins qui s’accompagne d’une augmentation des pathologies.

Affections en cause dans le versement des IJ ( durant moins de 3 ans)

  • Les tumeurs malignes 34%
  • Les troubles mentaux et du comportement 17%
  • Les maladies du système ostéo articulaire 10%
  • Les maladies de l’appareil circulatoire 4,9%

Evolution de 3 affections en incapacité temporaire entre 2002 et 2009

  • Tumeurs et hémopathies + 73%
  • Maladies du système nerveux + 33 %
  • Troubles mentaux et du comportement + 17%

Soit une augmentation de 30% pour l’ensemble des affections.

Arrêts de longue durée, invalidité

L’évolution du nombre de médecins en invalidité ( accordée à l’issue des 3 années avec IJ) est en diminution : en raison d’une part du vieillissement de la population puisque le médecin en invalidité bénéficie ensuite d’une retraite au titre de l’inaptitude et d’autre part parce qu’en 2007, la CARMF a adopté le mi-temps thérapeutique qui permet une reprise progressive de l’activité professionnelle.

Evolution des 3 affections qui donnent lieu à invalidité

  • Tumeurs et hémopathies + 32%
  • Maladies du système nerveux + 11%
  • Troubles mentaux et du comportement – 5%

Les troubles mentaux et du comportement représentent la première cause d’arrêt de longue durée. Entre 2006 et 2009, 174 médecins ont perçu des indemnités journalières pour motif psychique.

Montants des cotisations

  • Pour percevoir des indemnités journalières, IJ, dont le montant est de 90 € par jour à partir du 90ème jour d’arrêt maladie,
    • la cotisation annuelle est de 190€.
  • Pour l’assurance invalidité définitive,
    • la cotisation est de 152€ par an,
    • la pension annuelle allouée varie entre 7 000 et 16 000 €.
  • La cotisation pour l’assurance décès est de 354 € par an,
    • l’indemnisation immédiate est actuellement de 38 000 €.

Actions récentes de la CARMF

  • Modification des critères d’invalidité :
    • l’invalidité c’est désormais une incapacité à exercer le métier de médecin, mais qui tolère que le médecin se livre éventuellement à une autre activité ( ce qui n’était pas le cas jusqu’à récemment).
    • Par contre lorsque le médecin perçoit des indemnités journalières, il n’est pas autorisé à exercer une activité professionnelle quelle qu’elle soit.
  • Modalités d’aide à la reprise du travail sur avis de la commission d’invalidité :
    • les indemnités journalières peuvent être maintenues pendant une certaine période afin de permettre une reprise en douceur de l’activité professionnelle.
  • Très nette augmentation du capital décès
    • Il s’élève désormais à 38 000 € ( 4 000 € jusqu’à récemment).
  • Coordination des fonds d’action sociaux de la CARMF et du CNOM.
  • Implication de la CARMF dans l’APSS.
  • Mise en place d’un observatoire des décès des médecins libéraux.

Il persiste un obstacle important : le délai de carence de 90 jours avant de percevoir des indemnités journalières. La CARMF n’exclut pas d’envisager de payer des IJ dès le 1er jour d’arrêt maladie, en instaurant une obligation d’accompagnement thérapeutique.

Organisme de prévoyance

Il existe de nombreux organismes de prévoyance qui assurent un versement d’indemnités journalières dès le début de l’arrêt de travail afin de pallier les 90 jours de carence.

La plupart des organismes complémentaires excluent le paiement d’indemnités journalières en cas d’affection psychiatrique.

Le groupe Pasteur Mutualité, organisme de prévoyance, a organisé un colloque en décembre 2008 sur le thème « la vulnérabilité et la souffrance du soignant » et a mis en ligne un site internet “La souffrance du soignant”

Vous pouvez lire également les articles suivants :


Il y a 1 commentaire sur cet article
  1. Boreout 23 avril 2015 17 h 54 min

    J’ai fait une crise d’épilepsie dans le cadre d’une placardisation (Boreout).

    Malheureusement, le burnout/boreout n’est pas encore reconnu en France comme maladie professionnelle.
    N’hésitez pas à utiliser mon témoignage (pétition) pour obtenir la reconnaissance du Burnout/Boreout en France.

    Lien vers mon témoignage : (Nécessaire de faire un copier/coller)
    https://www.change.org/p/scandaleux-viré-après-avoir-été-victime

Laisser un commentaire