Exposition des soignants aux cytostatiques

L’exposition des professionnels aux cytostatiques est bien réelle: certaines études réalisées ont mis en évidence la présence de métabolites des cytostatiques dans les urines du personnel soignant plusieurs semaines voire même plusieurs années après avoir cessé de manipuler des cytostatiques.

Caractériser l’exposition professionnelle aux cytostatiques

Les cytostatiques sont utilisés au cours des traitements par chimiothérapie, ils ont une activité thérapeutique et une toxicité cellulaire :
ils agissent à la fois sur les cellules tumorales (cancéreuses), mais également sur les cellules saines.

Les études actuellement disponibles montrent que l’absorption des produits : par voie cutanée, par voie respiratoire (aérosol) est possible au cours de la préparation des cytostatiques en milieu de soin.

La mise en évidence de l’imprégnation de l’organisme du personnel exposé semble être lié le plus souvent à de mauvaises conditions d’utilisation, ou à la réalisation de nombreuses préparations.

 

Caractériser l’exposition professionnelle aux cytostatiques

Il existe une forte pénétration cutanée des cytotoxiques

Observer l’activité

  • Modes opératoires.
  • Types et quantités de cytostatiques manipulés.
  • Prévention collective et individuelle.

Calculer l’Indice de Contact Cytostatique
L’Indice de Contact Cytostatique: ICC

ICC = nombre de reconstitutions + nombre d’administrations / nombre d’heures travaillées sur la période considérée.

Métrologie

  • Atmosphérique.
  • Surfacique.

Biosurveillance de l’exposition aux génotoxiques

Pour détecter la présence de génotoxiques dans l’organisme
Et/ou les premiers effets produits: interactions avec le matériel génétique des individus exposés.

Biomarqueurs d’exposition
Indice biologique d’exposition, IBE
C’est à dire dosage des substances ou de leurs métabolites dans les liquides biologiques.

Les cytostatiques peuvent être recherchés dans les urines des personnes exposées, cette matrice biologique est préférée en médecine du travail.

Les urines sont recueillies après au moins 2 jours consécutifs de travail,
avant de quitter l’hôpital,dans des flacons standards.

Biomarqueurs d’effets génotoxiques
test d’Ames urinaire.
Il permet d’évaluer la mutagénicité des urines, c’est à dire la capacité des urines des soignants à entraîner des mutations sur des cultures de bactéries ( salmonella typhimurium).

Ce test d’Ames permet de détecter l’imprégnation des infirmiers en cytostatiques.


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