Lutter contre les risques liés à la posture immobile prolongée grâce aux bureaux à hauteur variable !

Il ne semble pas être dans la nature de l’homme de conserver la même position durant des heures. Cette posture immobile prolongée favorise l’obésité, les troubles musculo-squelettiques, les contraintes musculaires, etc. L’alternance des postures semble être une bonne solution.Les personnes qui présentent une pathologie rachidienne, même équipées d’un siège ergonomique, supportent une même position seulement pendant un temps limité. Elles apprécient de  passer à la position debout par exemple,  puisque le mouvement est souvent le seul moyen de soulagement. Au Danemark, et dans la plupart des pays nordiques, 45% des postes de travail dans le tertiaire  sont équipés de bureau à hauteur variable. Le matériel commercialisé en France est le plus souvent d’origine scandinave puisque l’expérience est ancienne pour ce type de produit.

Les risques pour la santé de la posture assise prolongée
Veiller à bouger à son poste de travail
La hauteur du plan de travail doit être réglée en fonction de la hauteur des coudes
Bureau à hauteur variable
Hauteur du siège et du plan de travail doivent être adaptés à la taille de l’utilisateur
Posture de travail légèrement incliné vers l’arrière :  « reclined sitting »

 

Les risques pour la santé de la posture assise prolongée

On savait depuis longtemps que la posture assise prolongée était source de douleurs rachidiennes et divers troubles musculo-squelettique. On l’accuse également désormais d’être un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires et de cancers.
Sitting disease, étude de la Mayo Clinic, qui conseille de se mettre davantage en position debout et au moins toutes les heures.

Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail observe que le  fait d’être assis en permanence nuit à la circulation sanguine puisque en position assise, l’appareil circulatoire travaille moins. Les mouvements sont limités, le rythme cardiaque ainsi que le flux sanguin ralentissent. Le sang tend à stagner au niveau des membres inférieurs, la pression exercée sur la face inférieure des cuisses lorsque le siège est trop haut peut aggraver ce phénomène. L’afflux sanguin réduit vers les muscles accélère l’apparition de la sensation de fatigue.

Un travailleur qui reste assis toute la journée, qui fait donc peu d’efforts physiques se sent souvent fatigué à la fin de sa journée de travail.

La position assise permanente favorise les TMS, Troubles musculo squelettiques
Le travail en position assise favorise les atteintes des muscles, des os, des tendons et des ligaments,  structures essentielles aux mouvements du corps. Rester assis pendant de longues périodes   réduit les mouvements du corps, ce qui rend les muscles plus vulnérables à des étirements, ou autres traumatismes lorsqu’ils sont soudainement détendus. Le ralentissement du flux sanguin au niveau du dos et de cou augmente la sensation de fatigue. La compression constante des disques de la colonne vertébrale nuit à leur nutrition et contribue à les dégrader de façon prématurée.

Veiller à bouger à son poste de travail

Il faut donc cesser de tout mettre à portée de main parce que se lever est bénéfique.

Il n’est pas indispensable de placer l’imprimante à portée de main, être obligé de se lever pour aller récupérer le document est meilleur pour la santé.
Il faut se créer des nécessités de mouvement.

Pourquoi faudrait-il rester assis en permanence à son poste de travail ?
Travailler en position debout, devant son écran, c’est très tendance dans la Silicon Valley !

La hauteur du plan de travail doit être réglée en fonction de la hauteur des coudes

Actuellement, la hauteur des plans de travail est invariablement de 72 cm. Cette hauteur de 72 cm est imposée par la directive CE relative à la hauteur des tables de travail non réglables?

On considère que la hauteur de la table est correcte quand l’avant-bras peut reposer à plat sur le bureau et que les épaules ne sont pas relevées.

Pour les postes de travail en position assise, si l’on veut respecter les angles de confort du corps ( afin de diminuer les contraintes liées à la posture), les pieds doivent être posés bien à plat sur le sol et le plan de travail doit se trouver au niveau des coudes.

Cette hauteur de 72 cm est trop élevée, incompatible avec une hauteur d’assise correcte. Les opérateurs ont tendance soit à rehausser leur siège, en comprimant parfois les membres inférieurs avec le plateau du bureau, soit à conserver une hauteur d’assise correcte mais ceci augmente les contraintes au niveau des membres supérieurs.
La hauteur du plan de travail est le véritable métronome de la posture.
Une table de bureau réglable en hauteur permet d’augmenter la liberté de mouvement et de se détendre en alternant les postures de travail. La hauteur d’un bureau à hauteur modulable varie entre 68 et 84 cm

Bureau à hauteur variable

Contrairement à ce que l’on croit souvent, un bureau à hauteur variable ne vise pas à privilégier la posture debout ou assis, mais vise à  alterner ces 2 positions.
Il est souhaitable que la variation de hauteur soit électrique, afin que l’utilisateur profite au maximum de ces fonctionnalités ( le changement de hauteur se fait d’un doigt, et sans bruit, donc les collaborateurs qui partagent le même espace de travail ne sont pas gênés).
Les changements de hauteur qui doivent être réalisés à l’aide d ‘une manivelle demandent plus de temps et sont plus bruyants.

De plus en plus de postes de travail sont partagés dans les entreprise, ces bureaux à hauteur variable permettent aux utilisateurs de modifier très rapidement l’aménagement de leur poste de travail et de se trouver dans de bonne conditions pour travailler.

Hauteur du siège et du plan de travail doivent être adaptés à la taille de l’utilisateur

 Régler la hauteur de la table par rapport au siège n’est pas le seul critère ergonomique important, la hauteur du siège et de plan de travail doivent être adaptés à la taille de l’utilisateur.

Si le plan de travail est réglable en hauteur (il peut s’abaisser jusqu’à 65 cm généralement) le fauteuil est à la bonne hauteur si, lorsque l’on est assis au fond du siège, avec le dossier du siège en position vertical, les jambes et les cuisses forment un angle droit et les pieds reposent à plat sur le sol.
Si le plan de travail n’est pas réglable en hauteur et que les pieds ne reposent pas sur le sol, ce qui est le cas pour les personnes de petite taille, il faut utiliser un repose-pied.

La hauteur du plan de travail doit être réglé d’après la hauteur des coudes, on parle de « règle du coude » : lorsque l’on est décontracté, laisser pendre les bras sur les cuisses, de manière à ce que les coudes forment un léger angle droit : la pointe du coude sert de référence pour déterminer la hauteur du plan de travail.

La hauteur du plan de travail en position debout se définit également avec cette règle du coude.

Posture de travail légèrement incliné vers l’arrière :  « reclined sitting »

Les canadiens préconisent désormais une posture inclinée vers l’arrière ( reclined sitting ) puisqu’elle requiert moins de tension musculaire dorsale, moins de pression sur les disques et moins de tension dans le cou et les épaules. En effet, lorsque le corps est penché vers l’avant, l’utilisateur cherche des zones d’appui grâce à ses membres supérieurs ( appui au niveau du clavier, du tapis de souris, sur les accoudoirs, etc).

Le meilleur fauteuil, le meilleur bureau, ne remplaceront jamais les exercices physiques, puisque c’est le mouvement qui permet de fabriquer les substances nutritives nécessaires aux disques intervertébraux . Par conséquent, même si la posture est correcte, il est souhaitable d’éviter la station assise prolongée, en alternant le plus possible la position debout et la position assise.


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Il y a 1 commentaire sur cet article
  1. bluerhap 29 janvier 2013 9 h 43 min

    C’est un article intéressant, je regrette qu’il manque de références scientifiques

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