Professionnels du bâtiment sur un chantier de construction-Santé au travail

Diagnostic et conséquences des apnées du sommeil

Les apnées du sommeil entraînent une somnolence dans la journée, mais également des symptômes nocturnes, tels que des ronflements, des apnées nocturnes qui sont rapportées par le conjoint dans les 2/3 des cas ou par le patient lui même qui se réveille brutalement en prenant sa respiration. La suspicion d’apnées du sommeil doit conduire à un enregistrement du sommeil qui permet de préciser l’index d’apnées et d’hpopnées ( nombre d’évènements respiratoires par heure de sommeil) et leur sévérité.

Quand suspecter l’existence d’apnées du sommeil ?
2 critères évaluent la sévérité de l’apnée 
Retentissement des apnées du sommeil
Examens et application disponibles pour diagnostiquer les apnées du sommeil

Lorsqu’il existe des apnées du sommeil, le sommeil est perturbé durant la nuit, il est de mauvaise qualité et les personnes ne se sentent pas reposées au réveil et présentent des envies de dormir dans la journée ( somnolence diurne excessive).

Quand suspecter l’existence d’apnées du sommeil ?

Certains signes repérés par l’entourage pendant le sommeil sont évocateurs d’un syndrome d’apnée du sommeil :

  • ronflement bruyant,
  • pauses respiratoires,
  • réveils nocturnes avec une sensation d’étouffement,
  • changements répétés de position dans le lit.

Il faut également  évoquer l’existence d’apnées du sommeil devant une hypersomnolence diurne : c’est souvent sous estimé par les conducteurs :

La personne elle-même ne se rend pas compte qu’elle présente des apnées du sommeil, qu’elle ronfle beaucoup, mais elle perçoit souvent un certain nombre de signes non spécifiques au syndrome d’apnées mais qui doivent faire rechercher ce diagnostic s’ils sont présents :

  • des maux de tête ou une fatigue au réveil,
  • des sueurs nocturnes,
  • des levers dans la nuit pour uriner,
  • une impuissance ou une baisse de la libido,
  • une somnolence diurne lors de situations courantes et monotones de la vie quotidienne,
  • des troubles de la concentration et de la mémoire
  • une irritabilité ou parfois une dépression.

 2 critères évaluent la sévérité de l’apnée

Le niveau de l’index des apnées hypopnées, IAH

  • Léger : 5 à 15
  • Modéré : 15 à 30
  • Sévère : superieur à 30

Somnolence

  • Légère : somnolence qui survient pour une activité nécessitant peu d’attention
  • Modérée : somnolence qui survient pour une activité telle qu’une réunion, un concert
  • Sévère : somnolence qui survient pour une activité telle que manger, discuter

Retentissement des apnées du sommeil

Retentissement neurologique
Il faut penser à un Syndrome d’apnées du sommeil chez patient qui a eu AVC ( accident vasculaire cérébral) , un AIT ( accident ischémique transitoire) , etc
C’est un facteur favorisant d’AVC : en effet, quand on présente des apnées, la tension augmente puis lors de la reprise de la ventilation, la tension artérielle baisse, il en résulte donc une hypoperfusion cérébrale. La baisse du débit sanguin cérébral est liée à la longueur des évènements obstructifs et à la désaturation associée
Un patient traité a moins de risque de récidive d’AVC.

Retentissement pulmonaire
Hypoxémie et HTAP, hypertension artérielle pulmonaire, conséquence de l’hypoxie alvélaire

Retentissement cardio vasculaire
HTA
L’hypertension est retrouvée chez 50 % des personnes qui présentent des apnées du sommeil
Des études de cohortes, ont montré que le risque de développer une hypertension augmente avec avec l’index d’apnée-hypopnée. Des apnées du sommeil doivent être recherchées chez un patient hypertendu lorsque sa morphologie est évoctarice, ou dont l’hypertension résiste au traitement.

Troubles du rythme cardiaque
Troubles réversibles après mise en place de pression positive

Coronaropathie

  Examens et application disponibles pour diagnostiquer les apnées du sommeil

Polysomnographie
C’est l’examen de choix, le plus complet, qui permet d’enregistrer de nombreuses variables au cours du sommeiléOn enregistre l’EEG, électroencéphalogramme, avec 3 dérivations, mentonnière et oculaire ce qui permet d’avoir un hypnogramme aux differents stades de sommeil, les mouvements thoracique et abdominaux, le flux naso buccal, la saturation en oxygène, l’électrocardiogramme, ECG.
On enregistre souvent les mouvements des muscles jambiers ( jambes sans repos) et certains centres enregistrent même la pression oesophagienne.
Cet examen se déroule dans un centre spécialisé.
2 heures sont nécessaires pour interpréter une polysomnographie, l’ interprétation automatique est considéré comme peu fiable.

Polygraphie
C’est un examen plus simple.
On enregistre tout sauf l’hypnogramme.
Le patient rentre chez lui avec le matériel pour l’enregistrement, mais on ne sait pas s’il dort ou s’il ne dort pas, si les résultats sont limite, l’interprétation s’avère difficile.
On enregistre les mouvements thoraco abdominaux, le lux nasobuccal, la saturation SaO2, l’ECG, les ronflements et les muscles jambiers.

Oxymétrie nocturne
La saturation est mesurée sur la nuit, on peut observer une importante désaturatio nocturne qui peut évoquer un syndrome d’apnées du sommeil. Chaque désaturation correspond à une apnée.
L’oxymétrie ne peut être qu’une orientation, on ne peut pas traiter un patient sur une oxymétrie, c’est seulement une présomption, il faut ensuite rapidement aller plus loin dans la démarche.
.

Vous pouvez lire également les articles suivants :


Soyez le premier à commenter cet article

Laisser un commentaire