Dioxyde de titane

On distingue le TIO2 non ultra-fin et le TIO2 ultra-fin.

Dioxyde de titane, TiO2, classique, non ultra-fin
Dioxyde de titane, TiO2, ultra-fin2
Valeurs limites recommandées

Dioxyde de titane, TiO2, classique, non ultra-fin

Les particules ont une taille supérieure à 1 µm

Le TiO2 a longtemps été considéré comme substance à faible toxicité, voire «inerte».
Le dioxyde de titane est fabriqué à partir de minerais naturels: la production mondiale est de 4 millions de tonnes par an.

Utilisation

  • Pigment, pour les plastiques, papier, peintures mates,.
  • Charge pour les papiers.
  • Additif pour les polymères ou encore catalyseur.
  • Présence de dioxyde de titane dans les baguettes de soudage,
  • Dans des produits pharmaceutiques.
  • Dans les cosmétiques.
  • Dans les aliments.
  • C’est le principal composant des grenades fumigènes utilisées dans l’armée.

Toxicité chez l’homme du dioxyde de titane non ultra-fin. Diverses études ont été réalisées : pas d’augmentation du risque de cancer pulmonaire.

Dioxyde de titane, TiO2, ultra-fin

  • Il se présente sous la forme de particules de 20 à 30 nm de diamètre.
  • Le TiO2 ultra-fin est, à masse égale, plus biologiquement actif (toxicologie pulmonaire) que le TiO2 fin.
  • Le TiO2 ultra-fin présente des propriétés catalytiques intéressantes.
  • Ces particules donnent naturellement des agglomérats de tailles similaires à ceux formés par des particules fines.
  • Il existe une cancérogénèse pulmonaire chez le rat, non transposable à l’homme selon de nombreux auteurs.
  • Il n’existe à ce jour aucune donnée sur la toxicologie humaine de TiO2 ultra-fin.
  • On ne dispose d‘aucune donnée relative à la santé de personnes qui seraient exposées principalement à des particules ultra-fines de TiO2.

Valeurs limites recommandées

Une publication du NIOSH recommande des valeurs limites de:  1,5 mg/m3 pour le TiO2 fin et 0,1 mg/m3 pour le TiO2 ultra-fin: cette valeur plus faible recommandée par le NIOSH est justifiée par sa plus grande surface spécifique.

Ces valeurs devraient réduire un éventuel risque de cancérogénèse pulmonaire chez l’homme.

Les informations figurant dans cet article sont extraites du livre:
«Les nanoparticules: un enjeu majeur pour la santé au travail?»
Sous la direction de Benoît Hervé-Bazin
INRS, édition EDP sciences, 2007.



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Il y a 1 commentaire sur cet article
  1. carinne 11 avril 2015 12 h 38 min

    à ajouter que, sous forme de couche mince , le TiO2 connait des usages en forte croissance dans les matériaux de construction : les particules nanométriques de dioxyde de titane permettent un auto-nettoyage photocatalytique de salissures organiques en présence de rayons ultra-violets et une superhydrophilie de surface, pour le ciment, les céramiques, les peintures, enduits et vernis, les vitrages ou les revêtements plastiques. voir : La prévention des risques des nouveaux matériaux de construction : http://www.officiel-prevention.com/formation/securite-btp/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=94&dossid=524

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