Parkings couverts : risques professionnels

La France métropolitaine compte environ 2 000 parcs de stationnement couverts. Le nombre de salariés qui travaillent à l’exploitation, à l’intérieur des parkings couverts tend à diminuer étant donné l’automatisation des systèmes de paiement, par contre de nouveaux services aux usagers sont proposés au sein de ces parcs, nettoyage de véhicules, location de véhicules, exposant ainsi d’autres salariés.

Nombre de salariés qui travaillent dans les parkings couverts
Résultats de l’enquête
Recommandations

L’Anses a conduit une étude transversale auprès de 467 parcs de 2008 à 2009. L’Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, qui reprend les missions de l’Afsset et l’Afssa, a publié récemment un avis sur la question des activités professionnelles et de la qualité de l’air dans les parcs de stationnement couvert.

L’Afsset avait déjà conduit une expertise en 2007 : «Recommandations pour la qualité de l’air dans les parcs de stationnement couverts.»

Nombre de salariés qui travaillent dans les parkings couverts

8 000 personnes travaillent à l’exploitation des parcs,
3 000 personnes travaillent à l’entretien et maintenance des barrières et équipements de péage
3 000 personnes travaillent à l’entretien et maintenance de la ventilation et du desenfumage
700 personnes travaillent au nettoyage des véhicules.

Résultats de l’enquête

L’exposition varie suivant l’activité exercée.

Activités pour lesquelles l’exposition est variable, plus faible :

  • Maintenance, entretien du parc et de ses équipements ( barrières, équipements de péage, ventilation, désenfumage,
  • nettoyage du parc

Dans ces cas là, les travailleurs ne sont pas présents toute la journée, interviennent dans plusieurs parcs, etc

Activités pour lesquelles l’exposition est la plus élevée :

  • *exploitation du parc,
  • nettoyage des véhicules

En effet ces activités imposent que les salariés soient présents en continu dans le parking.
Ces 2 activités, exploitation du parc et nettoyage des véhicules sont donc les plus préoccupantes en terme d’exposition des travailleurs aux polluants atmosphériques du parc.

Nombre d’années travaillées
Le nombre d’années travaillées pour l’activité de nettoyage de véhicules atteint au plus 10 ans, par contre pour les autres activités, le nombre maximal d’années travaillées peut atteindre 39 ans.

Risques liés aux expositions
Les risques liés aux expositions aigues sont dus :

  • au monoxyde de carbone ( risques d’effets hypotoxiques),
  • au dioxyde d’azote ( risques d’effets toxiques sur le système respiratoire)

Les risques liés aux expositions chroniques sont dus :

Recommandations

L’Anses a publié des recommandations : Anses

Améliorer et évaluer la qualité de l’air dans les parcs de stationnement couverts

Mettre en oeuvre l’avis de l’afsset d’avril 2007

L’indicateur de pollution atmosphérique est le monoxyde d’azote, NO, dont la concentration est donnée sur un pas de temps de 30 minutes : 3 options sont proposées, 400 µg/m3, 600 µg/m3 ou 800 µg/m3 correspondant à différentes implications en terme sanitaire.

Mettre en oeuvre des solutions techniques pour améliorer la qualité de l’air et réduire l’exposition des personnes exposées

La ventilation doit répondre à des critères de qualité : la vitesse de la ventilation peut être régulée en fonction de la valeurs d’un ou plusieurs indicateurs de pollution.
Qualité de l”air respirable
Le contrôle des niveaux de polluants peut être amélioré grâce à des systèmes ventilation double flux multidirectionnelle

Localement la qualité de l’air peut être améliorée en insufflant un excédent d’apport en air frais.

Au niveau des rampes de circulation, points de stationnement, donc dans les zones de forte émission, il est possible de combiner une ventilation par dilution et une stratégie d’extraction de l’air au niveau des pots d’échappement.

Réduire la présence des travailleurs dans les zones exposées en favorisant les systèmes automatisés : télésurveillance, télégestion de plusieurs parcs à partir d’un seul, bornes automatiques de péage, systèmes automatisés de location de véhicules, etc

Optimiser la circulation afin de réduire la durée de circulation des véhicules dans le parc : par exemple signaler les places disponibles ( surtout dans les parcs à plusieurs niveaux), faciliter la sortie des véhicules ( les émissions froides sont plus émettrices), limiter la vitesse excessive, les accélérations et décélérations brutales.
Si les places de stationnement sont étroites, les manoeuvres prennent plus de temps donc le trafic est ralenti et la pollution augmente.

S’assurer de l’efficacité de la ventilation dans les locaux de travail équipés d’une mécanique de ventilation indépendante.

Développer une norme d’audit de la qualité de l’air dans les parcs de stationnement couverts intégrant la qualité de l’air dans les locaux équipés d’une ventilation indépendante.

Intégrer un plan de gestion de la qualité de l’air à tout projet de conception ou modification d’un parc de stationnement couvert.

Lorsqu’une qualité de l’air satisfaisante ne peut pas être obtenue
Ne pas autoriser les activités qui impliquent une présence prolongée des travailleurs en dehors des locaux équipés d’une ventilation mécanique indépendante et qui ne sont pas indispensables au fonctionnement des parcs : nettoyage des véhicules par exemple.
Pour l’accueil, la surveillance et la maintenance, réduire au maximum l’exposition des travailleurs : limiter leur présence au strict nécessaire en dehors des locaux équipés d’une ventilation mécanique indépendante.
Prendre en compte la qualité de l’air lors des modifications de postes de travail.

Respect de la réglementation en matière d’évaluation et de gestion du risque chimique en milieu professionnel

Document unique d’évaluation des risques


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