Pollution particulaire diesel

Les émissions des moteurs diesel constituent un mélange complexe de plusieurs centaines de composés organiques ou non, gazeux ou particulaires. La composition de ce mélange est variable.

Composition des émissions des moteurs diesel
Effets sur la santé des échappements diesel

 

Composition des émissions des moteurs diesel

La composition du mélange varie selon les conditions dans lesquelles il est produit

  • Type de moteur.
  • Régime du moteur.
  • Huile.
  • Carburant.

Fraction gazeuse

Elle se compose d’espèces chimiques bien définies:
Oxydes d’azote, monoxyde et dixoxyde de carbone, hydrocarbures volatils, etc

Fraction particulaire: c’est un aérosol complexe

Les particules diesel (PED: Particules d’Echappement Diesel) ont pour la plupart une taille comprise entre 0,02 et 1 µm et se répartissent en 2 classes chimiques distinctes.

  • Les suies
    Particules solides de carbone sur lesquelles se condensent des composés organiques ou inorganiques.
  • Les particules ultra-fines liquides et volatiles
    Formées de la condensation de composés organiques et soufrés, et comportant peu ou pas de carbone.

Les particules d’échappement diesel représentent donc un mélange de particules fines et ultra-fines.

Ces dernières années, l’amélioration du carburant :
la faible teneur en soufre et l’emploi de filtres à particules et /ou de catalyseurs à oxydation ont fortement modifié la composition des émissions diesel.

Effets sur la santé des échappements diesel

  • Les échappement diesel sont responsables d’effets au niveau pulmonaire, mais également des observations récentes suggèrent une implication au niveau du système cardiovasculaire et des fonctions de la reproduction.
  • L’exposition aux échappements diesel induit des effets à plus ou moins long terme tels qu‘irritation transitoire, inflammation, altération de la fonction pulmonaire.
  • Les émissions diesel exacerbent également les allergies respiratoires et l’asthme et pourraient induire des cancers pulmonaires pour des expositions de longue durée.
  • Il reste beaucoup d’inconnues dans ce domaine. D’autres études sont nécessaires.

On sait que les personnes qui ont une pathologie respiratoire et/ou cardiovasculaire préexistante sont susceptibles d’être plus sensibles à la pollution diesel, et plus spécialement particulaire.

Des investigations récentes semblent mettre en évidence une sensibilité génétique à la pollution.

Les informations figurant dans cet article sont extraites du livre:
«Les nanoparticules: un enjeu majeur pour la santé au travail?»
Sous la direction de Benoît Hervé-Bazin
INRS, édition EDP sciences, 2007.



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