Les visites de reprise, conformément à l'article R. 4624-21 du code du travail, ont pour seul objet d’apprécier l’aptitude du salarié à reprendre l' emploi qu'il occupait avant son arrêt.
>> Visite médicale de reprise: code du travail >> Organisation de la visite de reprise du travail >> Visite de reprise réalisée avant la fin de l'arrêt de travail >> Les diverses visites de reprise >> Avis rendu par le médecin de santé au travail lors des visites de reprise >> Notification de reprise du travail adressée par le médecin conseil à un assuré social >> Conséquences de l'absence de visite de reprise
«Le salarié bénéficie d'un examen de reprise de travail par le médecin du travail:
1° Après un congé de maternité ;
2° Après une absence pour cause de maladie professionnelle ;
3° Après une absence d'au moins huit jours pour cause d'accident du travail ;
4° Après une absence d'au moins vingt et un jours pour cause de maladie ou d'accident non professionnel ;
5° En cas d'absences répétées pour raisons de santé.»
«Le médecin du travail est informé de tout arrêt de travail d'une durée inférieure à huit jours pour cause d'accident du travail afin de pouvoir apprécier, notamment, l'opportunité d'un nouvel examen médical.»
L’employeur prend contact avec le service de santé au travail, lors du retour du salarié dans l’entreprise, pour fixer un rendez-vous.
En effet l'employeur a pour obligation d'informer le service de santé au travail des reprises de travail.
Néanmoins un salarié peut demander une visite de reprise du travail, si son employeur n'effectue pas la demarche :
Important
:
Cette visite médicale de reprise doit avoir lieu lors de la reprise du travail et au plus tard dans les 8 jours qui suivent la reprise.
L 'examen de reprise réalisé avant la fin de arrêt de travail peut être qualifié de visite de reprise, si les 3 conditions suivantes sont réunies:
Important
:
La visite de reprise ne peut pas avoir lieu tant que le salarié est en arrêt.
Seule la visite de reprise met fin à la suspension du contrat de travail.
A l'occasion d'une visite de reprise du travail:
le médecin du travail apprécie l’aptitude du salarié à reprendre son ancien emploi et peut proposer une adaptation des conditions de travail.
Le médecin du travail peut rendre:
Le médecin conseil adresse parfois au salarié durant son arrêt de travail, une notification de reprise du travail, lui signifiant que les indemnités cesseront de lui être versées à telle date.
La visite de reprise est organisée «lors de la reprise du travail ou au plus tard dans un délai de huit jours», conformément au code du travail article R. 4624-22.
L'absence de visite médicale de reprise est lourde de conséquences.
Important
:
2 arrêts de la cour de cassation précisent que le contrat de travail du salarié demeure suspendu, même s'il reprend son travail, tant que la visite de reprise n'a pas eu lieu
cass.soc., 9 janvier 2008, n° 06-46.043 ( qui confirme la jurisprudence Cass. Soc. 28 févr. 2006, n° 05-41.555)
La Cour de cassation retient «qu'il résulte de l'article L. 230-2 du code du travail, interprété à la lumière de la Directive 89/391/CEE du 12 juin 1989, concernant la mise en oeuvre de mesures visant à promouvoir l'amélioration de la sécurité et de la santé des travailleurs au travail ainsi que de l'article R. 241-51 du code du travail, que l'employeur, tenu d'une obligation de sécurité de résultat en matière de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs dans l'entreprise, doit en assurer l'effectivité; qu'il ne peut dès lors laisser un salarié reprendre son travail après une période d'absence d'au moins huit jours pour cause d'accident du travail sans le faire bénéficier lors de la reprise du travail, ou au plus tard dans les huit jours de celle-ci, d'un examen par le médecin du travail destiné à apprécier son aptitude à reprendre son ancien emploi, la nécessité d'une adaptation des conditions de travail ou d'une réadaptation ou éventuellement de l'une et de l'autre de ces mesures; qu'à défaut, l'employeur ne peut résilier le contrat de travail à durée indéterminée du salarié dont le droit à la sécurité dans le travail a ainsi été méconnu, que s'il justifie soit d'une faute grave de l'intéressé, soit de l'impossibilité où il se trouve, pour un motif non lié à l'accident de maintenir ledit contrat»
Un salarié qui refuse de se rendre à la visite médicale de reprise commet une faute pouvant être qualifiée de faute grave ( Cass. soc., 29 nov. 2006, n° 04-47,302).
Mise à jour 8 septembre 2008
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