Il n'existe pas en France de dispositif réglementaire relatif à la protection des opérateurs pouvant être exposés aux nanomatériaux manufacturés. Néanmoins, une obligation générale de sécurité incombe à l'employeur afin de garantir la santé et la sécurité des salariés.
>> Directive 89/391/CEE >> Obligation générale de sécurité et évaluation des risques >> Principes généraux de prévention des risques liés aux agents chimiques ou aux CMR
Le dispositif réglementaire existant est issu de la transposition en droit interne, de directives communautaires.
C'est la directive 89/391/CEE, appelée directive-cadre, transposée en droit français par la loi n°91-1414 du 31 décembre 1991, qui fonde l'ensemble de l'édifice législatif et réglementaire en matière de santé et sécurité au travail.
L'employeur doit édicter ses propres consignes, fondées sur l'évaluation des risques, la connaissance de son entreprise, des salariés, en complément des exigences réglementaires minimales prévues par le code du travail
Les risques doivent être évités dans la mesure du possible.
L'évaluation des risques est l'élément déterminant de la démarche de prévention.
Pour les nanomatériaux et les nanoparticules l'employeur doit prendre en compte les connaissances disponibles en fonction des produits qu'il met en oeuvre.
Important
:
Les évaluations menées par les fabricants annexées aux fiches de données de sécurité et les mesures de prévention subséquentes préconisées ne dispensent pas les employeurs de procéder à leur propre évaluation des risques.
L'évaluation des risques doit être menée même si les informations disponibles sont peu nombreuses et être renouvelée régulièrement pour tenir compte de l'évolution et des techniques disponibles.
[important]A partir de son évaluation, l'employeur doit définir des mesures de prévention.[fin important]
Les dispositifs réglementaires relatifs aux risques liés à l'exposition à des agents chimiques ou à des agents cancérogènes ou mutagènes lui apportent sur ce point des précisions.
Important
:
Les concentrations moyennes en poussières totales et alvéolaires de l'atmosphère inhalées par un travailleur, évaluée sur une période de huit heures ne doivent pas dépasser respectivement 10 et 5 milligrammes par mètre cube d'air
Important
:
Le règlement REACH, le code du travail prévoient que les salariés doivent avoir accès aux informations données par les fiches de données de sécurité
La mise à disposition des salariés de ces fiches de données de sécurité n'est pas suffisante:
pour chaque poste de travail, l'employeur doit avoir établi une notice qui indique les dispositions qui ont été prises pour prévenir les risques, les règles d'hygiène, les règles d'utilisation des équipements de protection collective et des équipements de protection individuelle.
Mise à jour 15 août 2008
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