La procédure de licenciement pour inaptitude au poste de travail est définie par le code du travail, elle répond à un formalisme précis.
>> Procédure de licenciement: articles du code du travail >> Procédure de licenciement >> Obligation de reclassement >> Refus du poste de reclassement par le salarié >> Rémunération du salarié durant la procédure d'inaptitude >> Reprise du paiement des salaires >> Indemnisation temporaire d'inaptitude >> Particularités de l'inaptitude professionnelle >> Désaccord portant sur l'avis d'inaptitude >> L'entreprise n'est pas à jour de ses cotisations ou est radiée >> Licenciement pour inaptitude d'un travailleur handicapé >> Licenciement pour inaptitude d'un salarié en invalidité >> Licenciement pour inaptitude d'un salarié en état de souffrance morale >> Jurisprudence : inaptitude au poste de travail
«Sauf dans le cas où le maintien du salarié à son poste de travail entraîne un danger immédiat pour sa santé ou sa sécurité ou celles des tiers, le médecin du travail ne peut constater l'inaptitude médicale du salarié à son poste de travail qu'après avoir réalisé :
1° Une étude de ce poste ;
2° Une étude des conditions de travail dans l'entreprise ;
3° Deux examens médicaux de l'intéressé espacés de deux semaines, accompagnés, le cas échéant, des examens complémentaires.»
«Avant d'émettre son avis, le médecin du travail peut consulter le médecin inspecteur du travail.
Les motifs de son avis sont consignés dans le dossier médical du salarié.»
Nouveau
:
Sauf en cas de danger immédiat pour la santé, un seul examen est alors réalisé, et donc un seul certificat ( article R. 4624-31 du code du travail, ancien article R 241-51-1 ).
Cette situation de danger immédiat résulte du seul avis du médecin du travail.
L'avis unique d'inaptitude doit impérativement mentionner certains points :
la référence à l'article R. 4624-31 du Code du travail,
qu'une seule visite est effectuée,
la situation de danger en toutes lettres et en quoi elle entraîne uin danger immédiat pour la santé, la sécurité de l'intéressé ou celle des tiers.
Rédaction du certificat médical dans le cadre d'une procédure de licenciement pour inaptitude avec danger immédiat (http://www.atousante.com)
Ce délai de 15 jours peut permettre de demander un examen complémentaire, visiter l'entreprise une nouvelle fois pour voir si un poste de travail serait susceptible de convenir, etc
Si le salarié était en arrêt maladie, la deuxième visite médicale peut bien avoir lieu alors que le salarié est encore en arrêt. Par contre dans le cadre d'un accident du travail, le salarié ne doit pas être en arrêt le jour de la visite médicale, il peut l'être la veille et le lendemain ( pour une autre raison différente de l'accident du travail).
Le médecin ne constate l’inaptitude qu’après étude du poste de travail.
L'étude de poste n'est pas nécessairement réalisée entre les deux examens, elle peut être réalisée avant la procédure d'inaptitude, dans le cas où une visite de pré reprise a eu lieu et laisse présager une inaptitude.
Le médecin du travail peut également noter que l'étude de poste a été réalisée dans la fiche d'entreprise.
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Un employeur qui ne peut pas reclasser un salarié déclaré inapte à tout poste dans l'entreprise doit adresser 2 lettres
La première lettre peut également être remise en main propre au salarié
Notification du licenciement par remise d'une lettre en mains propres
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S'il ne peut pas se rendre à la convocation ou ne souhaite pas, le salarié doit adresser un courrier en recommandé avec AR à son employeur, dans lequel il précise qu'il ne pourra pas se rendre à convocation, qu'il est inutile de reporter cet entretien car il est en arrêt maladie.
Le salarié ne souhaite pas toujours se rendre à cet entretien notamment dans le cadre de harcèlement moral.
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Nouveau
:
La recherche de reclassement commence après la deuxième visite médicale.
Il pèse sur l'employeur une obligation de reclassement du salarié devenu inapte à son emploi.
L'employeur doit proposer au salarié un autre poste de travail, en tenant compte des conclusions écrites du médecin du travail.
L'employeur a obligation de rechercher toute possibilité de reclassement dans l'entreprise, dans une entreprise du groupe, ou un aménagement du temps de travail.
Important
:
C'est à l'employeur de prendre l'initiative de reclasser le salarié après la déclaration d'inaptitude, en fonction des propositions faites par le médecin du travail.
Si le médecin du travail n'a formulé aucune proposition de reclassement, l'employeur doit solliciter le médecin du travail, pour qu'il fasse des propositions.
Selon l’article L. 1226-2 du code du travail, ancien article L.122-24-4, alinéa I
«Lorsque, à l'issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à une maladie ou un accident non professionnel, le salarié est déclaré inapte par le médecin du travail à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités.
Cette proposition prend en compte les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu’il formule sur l’aptitude du salarié à exercer l'une des tâches existantes dans l'entreprise.
L’emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, transformations de postes de travail ou aménagement du temps de travail.»
Cette obligation de reclassement s'impose, que l'inaptitude soit ou non d'origine professionnelle, que le salarié soit en contrat à durée indéterminée ( CDI), ou en contrat à durée déterminée ( CDD).
Lorsqu'un salarié refuse le poste de reclassement proposé, l'employeur doit de nouveau demander l'avis du médecin du travail pour savoir si le poste de travail était ou non compatible avec l'état de santé.
Refuser un poste de travail peut être considéré comme abusif si le poste de reclassement ne modifie pas le contrat de travail.
Important
:
Ce sont les prud'hommes qui jugent si un refus est abusif ou non.
Un salarié qui fait l'objet d'une procédure d'inaptitude n'est pas payé par l'employeur durant la procédure de déclaration d'inaptitude, c'est à dire:
Durant le mois qui suit le 2ème certificat d'inaptitude,
le salarié ne peut pas obtenir d'arrêt de travail.
Le seul motif de suspension du contrat de travail admis par le législateur est la poursuite d'un stage de reclassement professionnel.
Le salarié peut poser des jours de congé.
1 mois après le 2ème certificat, si le salarié n’est ni licencié, ni reclassé, l’employeur doit verser le salaire à l'intéressé: salaire corespondant à l'emploi occupé avant la suspension du contrat de travail, coformément à l'article L. 122-24-4 du code du travail :
«A l'issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à une maladie ou un accident, si le salarié est déclaré par le médecin du travail inapte à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur est tenu de lui proposer un autre emploi approprié à ses capacités, compte tenu des conclusions écrites du médecin du travail et des indications qu'il formule sur l'aptitude du salarié à exercer l'une des tâches existantes dans l'entreprise et aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, transformations de postes de travail ou aménagement du temps de travail.
Le contrat de travail du salarié peut être suspendu pour lui permettre de suivre un stage de reclassement professionnel.
Si le salarié n'est pas reclassé dans l'entreprise à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail ou s'il n'est pas licencié, l'employeur est tenu de verser à l'intéressé, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Les dispositions prévues à l'alinéa précédent s'appliquent également en cas d'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise constatée par le médecin du travail. »
Depuis le 1 juillet 2010, lorsque le médecin du travail considère qu'une inaptitude est susceptible d'être en lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle, il remet un formulaire de demande d'indemnité temporaire d'inaptitude au salarié : formulaire cerfa n° 14103*01
Nouveau
:
Ce formulaire cerfa n° 14103*01 peut-être téléchargé en suivant le lien en bas de cet article « fichier à télécharger » en attendant que le formulaire papier soit disponible et remis pas les caisses de Sécurité sociale aux médecins du travail. En août 2010, le formulaire papier n'est toujours pas disponible.
Indemnisation temporaire d'inaptitude
(http://www.atousante.com)
Particularités de l'inaptitude professionnelle (http://www.atousante.com)
En cas de désaccord ou de difficultés portant sur l'avis d'inaptitude, l'avis est pris par l'inspecteur du travail,après avis du médecin inspecteur du travail, conformément à l'article L. 4624 du Code du travail :
Article L4624-1
« Le médecin du travail est habilité à proposer des mesures individuelles telles que mutations ou transformations de postes, justifiées par des considérations relatives notamment à l'âge, à la résistance physique ou à l'état de santé physique et mentale des travailleurs.
L'employeur est tenu de prendre en considération ces propositions et, en cas de refus, de faire connaître les motifs qui s'opposent à ce qu'il y soit donné suite.
En cas de difficulté ou de désaccord, l'employeur ou le salarié peut exercer un recours devant l'inspecteur du travail. Ce dernier prend sa décision après avis du médecin inspecteur du travail. »
Important
:
Le salarié, tout comme l'employeur, peut utiliser cette voie de recours, s'il conteste l'appréciation portée sur son aptitude à occuper le poste de travail qui lui a été attribué.
Les contestations augmentent actuellement de 30% par an.
Désormais un travailleur handicapé (http://www.atousante.com)
n'est pas protégé du licenciement.
L'invalidité (http://www.atousante.com)
en tant que telle ne suspend pas le contrat de travail.
L'invalidité est décidée par le médecin conseil, elle ne retentit pas sur le contrat de travail.
Par contre, si le salarié invalide continue à envoyer des arrêts de travail, son contrat de travail est bien suspendu.
Important
:
L'employeur peut demander à un salarié classé en invalidité de consulter le médecin du travail afin qu'il se prononce sur son aptitude à travailler ( même dans le cas où le salarié continue à envoyer des arrêts de travail).
Une procédure de licenciement pour inaptitude d'un salarié classé en invalidité peut être réalisée en 1 ou 2 visites.
Une visite à domicile ne peut pas être réalisée ( selon une instruction de la DGT, Direction générale du travail) pour un salarié qui est dans l'impossibilité de se déplacer, puisqu'il ne peut pas être considéré comme étant en situation de reprise.
Dans ce cas l'employeur peut licencier le salarié pour absence prolongée.
Important
:
Même si le médecin du travail note « inapte à tous les postes »
la jurisprudence précise que rien ne dispensera l'employeur de rechercher un reclassement.
Important
:
L'avis peut être ainsi rédigé en cas de souffrance morale
« L'état de santé du salarié ne permet pas de proposer des tâches ou postes existants dans l'entreprise et que le salarié pourrait exercer ».
Il est possible de réaliser une procédure en un seul certificat, en cas de souffrance morale, mais le médecin du travail doit avoir rencontré l'employeur.
Inaptitude au poste de travail (http://www.atousante.com)
Mise à jour 19 août 2010
AtouSante (http://www.atousante.com)
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Blog AtouSante
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La demande doit normalement être réalisée sur un document papier remis par les caisses de Sécurité sociale aux médecins du travail. En août 2010, le formulaire papier n'est pas disponible, il est possible d'imprimer cette version électronique.