Il existe certaines spécificités pour l’inaptitude qui fait suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
>> L’employeur doit proposer un autre emploi au salarié déclaré inapte >> L’avis des Délégués du Personnel, DP >> En l’absence de possibilité de reclassement >> Le salarié peut refuser le poste de reclassement qui lui est proposé >> Droits du salarié en cas de rupture du contrat >> En cas de non respect de l’obligation de reclassement par l’employeur >> Salarié en CDD, Contrat à Durée Déterminée
La procédure de constat de l’inaptitude comporte dans tous les cas 2 examens médicaux à 15 jours.
Une visite de reprise du travail est obligatoire:
Cet emploi doit être approprié aux capacités du salarié, et aussi comparable que possible à l’emploi précédemment occupé.
L'employeur doit consulter les DP, Délégués du Personnel, au cours de cette recherche de reclassement
même s'il est dans l’impossibilité de reclasser le salarié.
Important
:
L’avis des délégués du personnel est obligatoire dans le cadre d’une procédure d’inaptitude qui fait suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle.
L’employeur doit en faire connaître les motifs par écrit, et peut alors procéder au licenciement du salarié.
En l’absence d’information écrite:
Le salarié peut demander des dommages et intérêts, mais le licenciement n’est pas considéré comme abusif.
En cas de rupture du contrat de travail, à la suite d'une inaptitude pour accident du travail ou maladie professionnelle, le salarié perçoit diverses indemnités:
Le salarié peut prétendre à une indemnité au moins égale à 12 mois de salaire cumulable avec l’indemnité spéciale de licenciement, ISL, et l’indemnité compensatrice de préavis, ICP.
Il existe la même obligation de reclassement qu’en CDI, Contrat à Durée Indéterminée.
Important
:
Possibilité de résolution judiciaire du contrat de travail :
En l’absence de reclassement possible,
dans le cas d'un salarié en contrat à durée déterminée,
il peut être demandé au juge prud’hommal de prononcer la rupture du contrat de travail.
Cette possibilité n'existe que dans le cas où l’inaptitude fait suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle: la rupture du contrat de travail est alors prononcée par le juge prud’hommal.
En cas de rupture du contrat sans respect des règles, l’employeur est tenu de verser une indemnité correspondant au salaire qu’aurait perçu le salarié en CDD jusqu’au terme de son contrat.
Mise à jour 25 Novembre 2007